Édito


Lutte contre le blanchiment d’argent : ce que vous devez savoir sur TRACFIN

Toutes les professions au cœur d’échanges financiers (agents immobiliers, avocats, banques, notaires, experts-comptables, opérateurs de jeux, etc.) sont spécifiquement impliqués dans la lutte contre le blanchiment d’argent. À ce titre, ils doivent respecter un certain nombre d’obligations légales...plus

Arthur Loyd Laval - Immobilier Entreprise : mr gasdon Joël GASDON
Président

ESIEA

Expertise Dépollution

La dépollution des sites classés

Les installations classées engendrent souvent des polutions sur leurs terrains. Devant l'accroissement du nombre des sites pollués en France, la Loi du 19 Juillet 1976 a crée une obligation de remise en état de ces sites.

Le régime juridique de cette obligation est le suivant :

1) Une obligation de remise en état des sites pollués 

L'article 34-1 du décret du 21 septembre 1977 institue une obligation de remise en état des sites, tel qu'il ne manifeste aucun des dangers ou inconvénients mentionnés à l'article 1er de la Loi de 762, dès la mise à l'arrêt définitif de l'installation.

En cas d'inobservation de cette obligation, après mise en demeure, peut faire l'objet de santions administratives et pénales.

L'obligation de remise en état a lieu :

° lors de l'arrêt défnitif de l'exploitation,

° lors de la vente du terrain (art. 8-1 de la Loi du 19 Juillet 1976).

2) Champs d'application de cette obligation :

Cette obligation ne s'impose donc qu'aux intallations classées pour la protection de l'environnement.

La remise en état du site peut être ordonnée même lorsque l'installation en cause a cessé d'être exploitée avant l'entrée en vigueur de la Loi du 19 Juillet 1976.

La remise en état du site a pour objectif  de :

° protéger des intérêts de l'art. 1 de la Loi de 1976,

° rendre le site habilité à l'usage auquel il est destiné, soit par son propriétaire soit par des servitudes administratives.

3) L'exécution de la remise en état :

La remise en état est exécutée :

° soit spontanément à la date de l'arrêt définitif de l'installation,

° soit, si l'obligation n'est pas exécuté spontanément, sur prescription, du Préfet, de mesures propres à satisfaire l'obligation,

° soit, si méconnaissance de ces prescriptions après mise en demeure par arrêté motivé, exécution d'office imposée par le Préfet.

Le contenu se fait au cas par cas.

4) Le débiteur de l'obligation :

La personne responsable de la dépollution du site est le dernier exploitant. En cas de disparition ou de défaut de solvabilité de cet exploitant, l'administration va chercher à mettre en cause le propriétaire du terrain si le propriétaire est détenteur de ce terrain.

Cependant, le propriétaire ne peut, en principe, être en cette seule qualité, considéré comme responsable de la remise en état du site.

Les dispositions d'un contrat privé ne sauraient en aucun cas être opposable à l'administration.

Les textes et leurs références :

1 - Loi n° 76-663 du 19 Juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE)

2 - Décret n° 77-1133 du 21 Septembre 1977 pris pour l'application de la Loi n° 76-6636 du 19 Juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l'environnement dernièrement modifié par le décret n° 2000-258 du 20 Mars 2000.